Que se passe-t-il pendant une électroencéphalographie (EEG) ?

Publié le : 25 mai 20235 mins de lecture

De nombreux organes génèrent des signaux électriques qui peuvent également être mesurés lors de divers examens. Un exemple bien connu est l’électrocardiographie (ECG), qui rend visibles les courants électriques du cœur. Les cellules nerveuses du cerveau génèrent également des courants caractéristiques. Comme l’ECG, ils peuvent être « dérivés » de la surface du corps à l’aide d’électrodes. Cette mesure s’appelle un électroencéphalogramme (EEG). Dans l’EEG, des électrodes sont placées sur des parties spécifiques de la tête et reliées à une machine EEG par des câbles. Les électrodes mesurent l’activité du cerveau, qui est ensuite affichée sous forme de courbe sur un moniteur.

Quand fait-on un EEG ?

Un EEG est enregistré, par exemple, si l’on soupçonne une maladie neurologique telle que l’épilepsie ou une lésion cérébrale. Il est parfois utilisé pour surveiller l’anesthésie pendant les opérations. Dans les unités de soins intensifs ou dans un laboratoire du sommeil, il peut fournir des informations sur le fonctionnement du cerveau. Un EEG peut également être utilisé pour déterminer si une personne est en état de mort cérébrale.

Par le passé, l’EEG jouait également un rôle important dans le diagnostic des accidents vasculaires cérébraux ou des tumeurs cérébrales. Aujourd’hui, les examens d’imagerie tels que le scanner ou l’IRM sont plus couramment utilisés à cette fin.

Comment se déroule l’examen ?

Normalement, 21 électrodes sont utilisées pour un EEG. Pour faciliter leur fixation, ils sont généralement attachés ensemble par des câbles dans une cagoule à placer sur la tête. Avant l’examen, les électrodes sont enduites de gel de contact.

Le rasage n’est pas nécessaire. Cependant, les cheveux doivent être lavés et sans résidus de produits tels que lotion fixante, gel ou laque.

Les mesures sont prises dans une position détendue, de préférence calme, allongée ou assise. Pendant l’examen, un professionnel de la santé donne des instructions, par exemple pour ouvrir les yeux ou inspirer et expirer avec force. Parfois, certains stimuli, comme une lumière vacillante, sont utilisés pour stimuler l’activité cérébrale. L’examen dure environ 20 à 30 minutes.

Que montre une image EEG ?

Contrairement à la courbe cardiaque d’un ECG, l’électroencéphalogramme ne montre pas un motif en dents de scie, mais plutôt plusieurs ondes. Le déroulement des ondes dépend principalement de l’activité du cerveau à ce moment-là, c’est-à-dire si vous êtes éveillé ou endormi, concentré ou fatigué. Chaque onde fournit des informations sur l’activité des cellules nerveuses dans une région spécifique du cerveau.

Les principales distinctions sont les suivantes :

  • Les ondes alpha (fréquence de 8 à 13 par seconde (Hertz, Hz)) : Ils décrivent l’activité cérébrale au repos, les yeux fermés mais éveillés, ce que l’on appelle le « rythme de base ».
  • Ondes bêta (14 à 30 Hz) : des fréquences plus élevées et irrégulières sont observées lorsque les yeux sont ouverts, en présence de stimuli sensoriels et d’une activité mentale.
  • Ondes gamma (supérieures à 30 Hz) : elles peuvent survenir lors d’une attention accrue et de processus d’apprentissage.
  • Ondes thêta (4 à 7 Hz) : les fréquences plus basses se produisent, par exemple, lorsque vous vous endormez ou que vous vous sentez très fatigués.
  • Ondes delta (0,5 à 3,5 Hz) : les ondes les plus lentes, généralement synchrones, signalent le sommeil profond.
  • Ondes normales de l’EEG (à gauche) et ondes à pointes dans l’épilepsie (à droite)

Chaque personne présente une image EEG normale qui lui est propre. Cela signifie que les EEG « normaux » peuvent avoir un aspect très différent. Chez les enfants, l’amplitude est encore plus prononcée, et le tracé des ondes est beaucoup plus lent et irrégulier que chez les adultes.

Lorsqu’un EEG est utilisé pour le diagnostic, l’attention est portée sur la fréquence des ondes (fréquence) et leur hauteur (amplitude). Les déviations par rapport aux schémas typiques des ondes peuvent indiquer une maladie ou un trouble. Par exemple, les crises d’épilepsie se caractérisent par des ondes particulièrement hautes et abruptes (appelées ondes en pointe). Mais de nombreux médicaments qui agissent sur le cerveau modifient également l’image EEG.

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