La réadaptation des personnes atteintes de paralysie cérébrale grave

Publié le : 25 mai 20235 mins de lecture

Lorsqu’ils parlent d’une personne souffrant d’une lésion cérébrale acquise grave (LAG), les experts font référence à une personne qui a subi des lésions cérébrales causées par un ou plusieurs événements comprenant, entre autres, un traumatisme craniocérébral, une hémorragie cérébrale ou une anoxie.

En plus d’être survenus, ces événements doivent être de nature à déterminer un état de coma prolongé et des « déficiences au niveau sensoriel, moteur, cognitif ou comportemental, entraînant un handicap grave ».

Lésions cérébrales : différents types de handicap

Les handicaps dont une personne peut souffrir peuvent être de nature variée, c’est-à-dire neurologiques, sensoriels, moteurs, cognitifs et ceux que l’on appelle, généralement, les handicaps psychologiques (autrement dit, les altérations de la personnalité, du comportement et de l’état émotionnel).

On estime qu’environ 250 personnes sur 100 000 sont touchées par un handicap causé par une lésion cérébrale acquise grave. La plupart d’entre eux ont subi de graves lésions cérébrales à la suite d’un accident de la route.

Des études récentes montrent que la présence d’un réseau d’intervention adéquat entraîne une augmentation de la survie et une diminution des conséquences invalidantes pour les personnes concernées.

La prise de conscience de ces problèmes anime depuis des années les initiatives du secteur de la santé.

La section Traumatismes cranio-encéphaliques et lésions cérébrales acquises

La première chose a été d’uniformiser les caractéristiques de l’intervention dans les différents centres spécialisés. C’est pourquoi des outils communs d’évaluation et de traitement ont été définis afin de garantir que, où que le patient aille, il trouve un bon niveau de réponse.

Un premier point important a été de définir les modalités de prise en charge du patient dans la phase aiguë (pour sauver la vie du patient) afin de commencer en même temps, aussi, les activités de réhabilitation intensive.

C’est pourquoi des conférences de consensus s’organisent, réunissant des professionnels, des familles, des administrateurs et des juristes. Ces réunions débouchent sur une série de recommandations qui prévoient une intervention de réadaptation la plus précoce possible, la participation active et l’information de la famille et la nécessité de surmonter le manque chronique de données par des études épidémiologiques spécifiques.

L’infirmité motrice cérébrale grave représente, toutefois, un problème qui ne s’arrête pas à l’hospitalisation. En effet, la lenteur de la guérison et la gravité du handicap qui en découle rendent nécessaire l’existence d’un réseau de soins capable de fournir une assistance experte sur une longue période.

En ce qui concerne la phase de réhabilitation post-aiguë, elle peut être divisée en deux phases fondamentales : la première phase, définie comme post-aiguë précoce, dans laquelle les objectifs visent à stabiliser l’équilibre métabolique-nutritionnel, cardiovasculaire et respiratoire et à résoudre les complications intercurrentes. Dans la deuxième phase, en revanche, les interventions visent une réintégration progressive du patient dans un environnement extra-hospitalier (domicile, structures protégées, structures de  » transition « ).

Il est, également, important de souligner que l’infirmité motrice cérébrale sévère n’implique pas seulement la personne affectée, mais toute la famille avec de graves répercussions sur l’aspect émotionnel et économique. La famille doit, donc, être un acteur actif du processus de rétablissement et la participation à la prise de décision est un élément fondamental du processus de soins..

Les principaux objectifs des centres de réadaptation doivent, donc, être la réadaptation physique d’une part et la réinsertion sociale d’autre part.

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